Auteur: Marie Vareille, Environ 320 pages, Sortie en 2020
L’histoire en quelques mots
Les Chaussettes orphelines raconte le parcours d’une jeune femme américaine, Alice, qui traverse une période compliquée et qui arrive à Paris pour recommencer sa vie. Elle est fragile psychologiquement, marquée par un traumatisme passé qu’elle essaie d’enfouir, et souffre d’angoisses et de troubles obsessionnels
Elle trouve un emploi dans une start-up atypique dirigée par un jeune PDG fantasque. Le projet de l’entreprise est original et absurde en apparence : réunir les chaussettes dépareillées du monde entier.
Au fil du récit, Alice tente de se reconstruire, mais son passé finit par la rattraper. Les rencontres qu’elle fait, notamment dans la start-up et dans sa vie parisienne, vont profondément bouleverser sa vision d’elle-même et des autres
Entre blessures du passé, relations familiales et quête de sens, le livre aborde des sujets profonds mais avec beaucoup de douceur et d’humour. On suit son évolution, ses doutes, mais aussi les rencontres et les petits déclics qui vont l’aider à avancer.
Les messages clés
Ce voyage qui s’impose à Maelle, par amitié, l’oblige à faire une pause dans tout cet engrenage de la vie , à ralentir, à réapprendre à observer le monde, la nature , les gens. A s’émerveiller de petites choses simples. A savoir regarder autrement les difficultés pour savoir se surpasser et croire en ses capacités.
Le livre parle surtout de reconstruction et d’acceptation de soi :
- On a le droit d’aller mal et de prendre le temps de se relever. Alice avance par étapes, avec des progrès, des rechutes, des peurs et des doutes.
- Les autres peuvent nous aider, même quand on a du mal à s’ouvrir . Même imparfaits ou maladroits, les liens humains peuvent aider à se sentir moins seul. à condition d’oser s’ouvrir, même quand on pense ne pas aller bien ou ne pas être compris.
- Il n’y a pas de parcours parfait, chacun avance à son rythme, avec ses blessures et ses hésitations. Trouver sa place prend du temps. Comme les “chaussettes orphelines”, on cherche notre équilibre, notre identité et notre direction dans un monde parfois déroutant.
- Les gens paraissent souvent “fonctionnels” en surface, mais portent tous leurs propres blessures, visibles ou non
Ce roman rappelle que la vulnérabilité n’est pas une faiblesse, mais une étape normale de la vie et que les liens humains, qu’ils soient simples ou inattendus, peuvent jouer un rôle essentiel dans notre reconstruction.
On peut toujours se reconstruire, même après des moments difficiles, et que les petites choses du quotidien peuvent jouer un grand rôle dans ce cheminement.
Ce que ça m’a apporté
Ce livre m’a vraiment touchée parce qu’il est très réaliste. Je me suis reconnue dans certaines façons de penser, notamment le fait de vouloir souvent me débrouiller et gérer tout toute seule.
Au quotidien, ça m’a fait réfléchir à l’importance de ne pas tout porter toute seule justement. J’ai tendance à me mettre de la pression, à vouloir aller vite ou à minimiser ce que je ressens.
Cette lecture m’a rappelé que c’est normal d’avoir des moments plus difficiles, et que ça fait partie du chemin. Elle m’aide à être un peu plus indulgente avec moi-même et à accepter que tout ne soit pas toujours “réglé” tout de suite.
Ce n’est pas un livre qui donne des solutions toutes faites, mais plutôt un livre qui fait du bien et qui fait réfléchir doucement.
Et en plus de tout cela, c’est un livre très frais, agréable à lire et qui m’a donné à de nombreuses reprises le sourire.
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